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Happy, même au boulot 

posté le 08 janvier 2015 | Auteur: Laetitia Wider | Voir l'article complet

Travailler, c’est déjà pas drôle tous les jours. Mais quand on s’y rend à contrecœur, ce peut vite virer au cauchemar. Alors comment prendre du plaisir dans son travail et y trouver suffisamment de satisfaction ? Voici quelques pistes à suivre pour emprunter le chemin du bonheur au boulot.

On ne va pas, c’est promis, vous demander de taper dans vos mains et de remuer votre séant en suivant Pharell Williams du bout de son couvre-chef. Mais voilà une nouvelle qui devrait vous réjouir: plus on est heureux dans son travail, plus on est efficace! Une étude menée par le département d’économie de l'Université de Warwick, au Royaume-Uni, vient de confirmer ce que l’on soupçonnait tous un peu. Ces résultats, publiés dans le Journal of Labor Economics, démontrent que le bonheur augmente la productivité de près de 12%. De quoi refiler un gros coup de blues à Aristote qui ne concevait pas que l’on puisse être heureux en étant obligé de gagner sa croute. A priori, liberté rime mal avec contrainte. Alors voici quelques conseils pour aborder ses journées de labeur le cœur léger.

VOIR LE VERRE À MOITIÉ PLEIN

Et non pas le boire pour s’encourager, on s’entend. Faire ce que l’on aime peut parfois dépendre de facteurs extérieurs, par contre aimer le faire est une affaire personnelle. Alors plutôt que de considérer les missions qui vous ennuient comme des contraintes, voyez-les comme des opportunités d’apprentissage ou même d’amusement. Fixez-vous des défis. Vous détestez cette tâche? Finissez-là dans un délai volontairement plus court. Vous pourrez ainsi accorder plus de place à des activités professionnelles plus épanouissantes à vos yeux. Vous n’aimez pas les présentations en public? Essayez de capter votre audience en y’ajoutant une dose d’humour. Bref, mettez de la créativité dans votre quotidien. Et remplacez les «cela ne marchera jamais» par des «pourquoi pas?».

TROUVER DU SENS

Qui ne s’est jamais demandé à quoi pouvait bien servir son travail? S’il y a des professions où le sens est une évidence, les professions de la santé ou de l’éducation par exemple, pour d’autres métiers, la quête de sens est une recherche plus complexe. Or, ce qui a du sens pour l’un n’en a pas forcément pour l’autre. Il s’agit là encore de s’appuyer sur son échelle de valeurs personnelles. Assurez-vous que votre fonction actuelle est en adéquation avec elle. Car lorsque le travail perd son sens éthique, moral, logique, le malaise peut se répercuter sur votre vie privée et votre santé.

CULTIVER SES TALENTS

Ne rougissez pas, vous êtes sûrement doué dans un domaine, voir plusieurs. Alors n'hésitez pas à le montrer ! Faites savoir que l’on peut compter sur vous. Si vous excellez dans une mission en particulier, faites comprendre à votre manager qu’il peut compter sur vous pour ces tâches. Il vous sollicitera ainsi en priorité pour les réaliser.

APPRENDRE À DIRE NON

Peur de dire non, de ne pas être à la hauteur, de rentrer en conflit, voilà une belle spirale qui conduit irrémédiablement à la catastrophe. Car crouler sous des montagnes de travail ou sous l’exécution des tâches ingrates que d’autres ont su refuser, cela n’a jamais été gratifiant pour personne. Libérez-vous de vos peurs et apprenez à reconnaître les « oui » qui vous guident vers ces scénarios générateurs de stress et d’inconfort.

HUMANISER LE TRAVAIL

A force de côtoyer de très près Firefox et Outlook, on en oublierait presque l’essentiel, l’âme humaine planquée derrière son écran plat. Alors n’oubliez pas de nouer des relations à la machine à café. Un bonjour, un sourire, un croissant, quelques mots échangés contribuent à installer une ambiance de travail agréable. Qui sait, de sympathiques collègues pourraient même devenir de bons amis. Mais évitez les ragots et les collègues toxiques !

NE PAS SE DEFINIR UNIQUEMENT PAS SON ACTIVITÉ

Voilà sans doute le conseil le plus important. Avant d’être des professionnels, nous sommes tous des êtres de valeur. Être heureux dans son travail, c’est aussi accepter que tout n’y soit pas idyllique. Pourtant, plus un métier nécessite d’aptitudes créatrices ou relationnelles, plus cette confusion entre la valeur d’un individu et celle de son travail est fréquente, allant jusqu’à créer de profondes blessures narcissiques. Perdons donc cette mauvaise habitude de questionner les gens que nous rencontrons sur leur activité en pensant ainsi découvrir quelque chose de leur identité. D’ailleurs en Australie, on vous demandera plus volontiers quel sport vous pratiquez plutôt que le métier que vous exercer. Alors pourquoi ne pas vous mettre au sport ou apprendre à cultiver les émotions positives en dehors de votre travail ?

Laetitia Wider


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